Carnet d’entraînement à imprimer : le modèle gratuit du sportif amateur

Ta mémoire est un mauvais carnet d’entraînement. Elle garde le dernier match, les plus beaux ballons et la pire boulette, et elle efface tout le reste. Au bout de trois mois, tu ne sais plus si tu dormais mal avant ton match raté, ni depuis quand ton genou tire.

Un carnet d’entraînement sert à ça : garder une trace de ce que tu fais vraiment, pour arrêter de deviner. J’en ai fait un modèle gratuit, à imprimer, pensé pour le sportif amateur qui s’entraîne avec son club et joue le week-end.

Gratuit, sans inscription

Le carnet d’entraînement à imprimer

Deux pages A4 en paysage : ta semaine avec le bilan du dimanche, et tes matchs. Imprime la page semaine autant de fois que tu veux.

Télécharger le carnet (PDF)

Ce qu’il y a dans le carnet

Page 1, ta semaine. Une ligne par jour, du lundi au dimanche. Pour chaque jour : la séance ou le match (club, perso, ou repos), la durée, l’intensité ressentie, le plaisir, tes heures de nuit, la qualité de ton sommeil, ta forme au réveil, et une case pour une gêne ou une douleur. En bas, le bilan du dimanche en trois cases : ce qui a marché, ce qui t’a freiné, ce que tu gardes ou changes la semaine suivante.

Page 2, tes matchs. Deux matchs par page. L’adversaire, le score et ton temps de jeu, puis ta note de match, la pression avant le coup d’envoi, ta confiance pendant le match, ce que tu as apporté à l’équipe. Et trois questions écrites : un geste qui a marché, un geste qui a craqué et à quel moment, ce que tu travailles avant le prochain match.

Pourquoi si peu de colonnes

Un carnet qui demande un quart d’heure par jour, personne ne le tient plus de deux semaines. Celui-là se remplit en deux minutes, et c’est ce qui compte le plus : un carnet tenu un mois t’apprend plus qu’un carnet parfait abandonné au bout de dix jours.

Tout se note de 1 à 5. C’est assez fin pour voir une tendance, et assez simple pour répondre sans réfléchir. Entre 6 et 7 sur 10, tu hésites. Entre 3 et 4 sur 5, tu sais.

J’ai aussi laissé de côté ce qui se mesure mal sans matériel : la fréquence cardiaque, les kilomètres, les charges exactes. Si tu as une montre, garde-la. Le carnet note ce qu’elle ne voit pas : comment tu l’as vécu.

Comment remplir chaque case

L’intensité ressentie. Ce que la séance t’a coûté, à toi, ce jour-là. Une séance tranquille pour l’équipe peut être à 4 pour toi si tu sortais d’une mauvaise nuit. C’est ton ressenti qu’on note ici.

Le plaisir. La colonne qu’on a envie de sauter, et la plus utile. Le plaisir peut baisser avant la motivation, donc bien avant que tu aies envie d’arrêter. J’en parle dans le plaisir, la donnée qu’on sous-estime.

La nuit et le sommeil. Les heures, et ce que tu en penses en te levant. Deux chiffres, parce qu’une nuit de huit heures peut être mauvaise. Pourquoi c’est la case qui compte le plus pour la récupération : le sommeil, ton meilleur outil de récupération.

La forme du matin. Une note au réveil, avant le café. Comparée à ta séance du soir, elle finit par te dire à l’avance comment tu vas t’entraîner.

La gêne ou la douleur. Où, et combien sur 5. Même petite. Une gêne notée trois lundis de suite après le match, c’est une information. Une gêne dont tu te souviens vaguement, c’est une blessure qui arrive sans prévenir. Pour faire la différence entre courbatures et vraie douleur : les douleurs après le sport.

La page match, le soir même. À chaud, on se souvient de ce qui s’est passé. Le lendemain, on se souvient de ce qu’on en a dit au pot. La pression et la confiance se notent avant d’aller dormir, sinon le résultat les réécrit.

Ce que ton carnet te montre au bout d’un mois

Les premières semaines, le carnet ne dit presque rien. C’est normal : il faut quelques lignes pour qu’une tendance apparaisse. Au bout d’un mois, tu peux poser les questions qui comptent, en comparant ta page semaine à tes matchs :

  • Est-ce que tes matchs ratés suivent des nuits courtes, ou des semaines trop chargées ?
  • Est-ce que ton plaisir baisse certaines semaines, et qu’est-ce qui se passe ces semaines-là ?
  • Est-ce qu’une gêne revient toujours au même moment ?
  • Est-ce que ta confiance tient dans les matchs à forte pression, ou seulement dans les autres ?
  • Est-ce que ce que tu voulais travailler apparaît vraiment dans tes séances ?

C’est là que le carnet devient utile : il remplace l’impression par une réponse. Pour aller plus loin sur cette lecture, j’ai écrit comment savoir si tu progresses et l’auto-analyse après une séance. Et si tes semaines chargées reviennent trop souvent, lis le surentraînement en amateur.

Papier ou téléphone

Le papier a deux vraies qualités. Il est toujours là, sur le frigo ou dans le sac, et l’écrire t’oblige à prendre dix secondes pour réfléchir. Si tu préfères le papier, garde le papier.

Sa limite arrive au bout d’un mois : pour voir une tendance, il faut relire toutes les pages et faire les comparaisons de tête. C’est pour ça que j’ai fait l’app Joueur de Collectif. Tu notes la même chose, en deux minutes, et c’est elle qui rapproche ton sommeil, ta forme et tes matchs, avec une carte de joueur qui évolue chaque semaine. Elle est gratuite, s’ouvre dans le navigateur, et ton carnet perso reste à toi : ton équipe n’en voit rien si tu ne le partages pas.

Et si ton sport est individuel ?

Le modèle marche aussi pour le running, le tennis ou le padel : la page semaine ne change pas, et la page match devient la page course ou tournoi. Pour la musculation, si tu veux suivre chaque série et chaque charge, un carnet de muscu dédié sera plus pratique. Celui-ci reste utile à côté, pour le sommeil, la forme et les gênes.

Le même carnet, dans ton téléphone

Deux minutes par jour, et les tendances se font toutes seules.

Sommeil, forme, séances, matchs, et une carte de joueur qui évolue chaque semaine. Gratuit, dans le navigateur.

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