Tu t’entraînes chaque semaine. Mais est-ce que tu progresses vraiment ?
En club amateur, personne ne suit ton travail. Ton carnet le fait, et ta carte de joueur évolue chaque dimanche.
Ouvrir mon carnet Gratuit. Avec ou sans équipe.Samedi, 18 h. Tu rentres du match sans savoir ce qui a cloché.
Tu finis par croire que c’est une question de talent.
Tu n’as que ton souvenir pour juger. Et il t’arrange.
La gêne revient après tes semaines les plus chargées. Tu ne le vois pas.
Personne ne voit ton travail. Au bout de trois semaines, l’envie s’en va.
Les centres de formation ont un cadre. Les autres comptent sur eux seuls. Le travail, c’est la part qui dépend de toi.
Un mode carrière, avec un seul joueur à faire progresser : toi.
Collectif, 32
L’entraînement
C’était comment ?
Intensité ressentie
Plaisir
Fraîcheur après
Contre Les Hiboux
Ton match, en quelques taps
Plaisir
Ta perf
Le moment fort
Ta fiche de joueur : ta note, tes cinq catégories, ce qui te manque pour le palier suivant.
Tu vois ce que tu fais vraiment.
Une séance, un geste. Ton sommeil en deux taps.
La courbe de charge et de récup te dit quand tu en fais trop, avant que le mollet ne le dise à ta place.
Deux minutes après le match, et tu sais quoi travailler.
Ton jeu, ta confiance, ta tête, de 1 à 5. Tu notes à chaud, ton souvenir ne réécrit plus l’histoire.
Match après match, des liens apparaissent : la nuit d’avant, la semaine chargée.
Ta carte de joueur évolue avec ton travail.
Physique, technique, mental, méthode, collectif : chaque dimanche, elle se met à jour avec ta semaine.
Il est à toi.
Seul, tu progresses. À douze, ça devient un cadre.
Quand ton équipe a son Vestiaire, tes entraînements et tes matchs arrivent tout seuls dans ton carnet. Et ton coach sait ce que l’équipe veut travailler.
Les questions qu’on se pose
Ça me prend combien de temps ?
Un geste par séance, deux minutes après un match.
Je n’ai pas d’équipe, ou je fais un sport individuel.
Le carnet marche seul, matchs et tournois compris.
Mon coach va tout voir ?
Rien sans ton geste. Ton sommeil, ton poids et le détail de tes notes ne sortent jamais.
Combien ça coûte ?
Rien. Et ça le restera.
À 17 ans, à Cannes, j’étais le seul de l’équipe sans sport-études. Trois ou quatre entraînements de moins par semaine. J’ai pris l’écart pour un verdict, et je n’ai jamais essayé de le combler. Vers quarante ans, j’ai construit seul ma routine : les blessures d’abord, puis le renfo, puis le fractionné. Ce carnet, c’est le cadre que j’aurais voulu avoir à 17 ans.
Mathieu, volley, 25 ans de terrain
